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Le marathon de la vie - Edito

 

 

Toujours plus de réunions, de mails, de rapports à rédiger, d’interventions à préparer … Les journées de travail s’étirent inlassablement ; celles du week-end servent à se « mettre à jour ». 


Dernièrement un cadre dirigeant d’un grand groupe, de la quarantaine, lors d’une séance de coaching me dit tout à coup d’un ton morne : « je n’ai pas vu les années passer, pas vu mes enfants grandir, j’ai profité de peu de week-ends. Pourquoi  cela ? Etait-ce pour la rémunération, le statut social, pour me prouver quelque chose ? »


Combien sommes-nous à prendre conscience que l’équilibre de vie n’existe pas et, pourtant, la plupart d’entre nous continue.


Nous sommes prisonniers de conceptions immuables. A un certain niveau dans la hiérarchie,  il faut « faire beaucoup d’heures », même si celles-ci ne sont pas utilisées de  façon optimale : les cadres supérieurs ou dirigeants ont de moins en moins de temps pour réfléchir et prendre du recul, accaparés par les réunions et les mails. La bonne nouvelle est que si les journées avaient deux heures de plus, cela ne changerait rien ! Nous serions toujours aussi débordés. Et pourtant, tout un chacun connaît bon nombre d’astuces pour mieux gérer son temps (sinon, qu’il prenne immédiatement rendez-vous avec un  coach !).


Plus surprenant encore, les études menées montrent une motivation très basse des salariés y compris des cadres supérieurs.


L’ambiguïté ressort : ils sont peu motivés, font pourtant des journées très longues et dès leur retraite, beaucoup recherchent une activité professionnelle.


La non activité apparaît comme dénuée de sens. N’y a-t-il pas eu à une certaine époque un ministère du temps libre ? Keynes s’interroge sur le devenir de nos vies une fois que la question économique fondamentale, celle de la subsistance, est pratiquement réglée. Quel sens donner à nos existences dans un univers  d’abondance ? Ceci montre bien la nécessité pour chacun de réfléchir au sens de sa vie. Le travail est certainement une réponse. Jusqu’où et comment ? Hegel développe l’idée du  travail comme lieu de libération ou d’émancipation de l’humanité.

 

A chacun d’exercer sa liberté et de trouver la distanciation qui lui est nécessaire.

 

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