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Tout "conte" fait - Le promeneur et le magicien

 

Il était une fois un homme qui aimait tout particulièrement se promener. Parfois, émerveillé par un coucher de soleil, il s’attardait, ébloui par la beauté qu’il avait sous les yeux. Il était heureux tout simplement.


Un matin où il escaladait le flanc d’une montagne, il entendit un bruit. Il s’arrêta, tendit l’oreille et scruta son environnement. C’est alors qu’il découvrit un petit être tout enveloppé d’or qui faisait tourner une baguette magique dans ses mains.


Passé le moment de stupéfaction, il le salua. Le magicien lui répondit d’un ton inquiet :

 

― Promets-moi de ne rien dire de notre rencontre et je te donnerai ce que tu voudras. 


    Le promeneur lui promit et continua son chemin. De retour chez lui, tant il était ému par le petit homme en or, il raconta son aventure à sa femme. Celle-ci se mit alors dans une grande colère :


― Tu aurais pu au moins lui demander du pain ! Voilà plusieurs jours que nous en manquons. Retourne voir ton homme doré et demande-lui du pain bien frais.


    Le promeneur  retourna à l’endroit où il avait croisé le petit homme en or. Il était mal à l’aise car il avait trahi sa promesse de discrétion. Une brise légère soufflait et dans le ciel bleu luisant l'aube flamboyait.


Reviens-moi encore,

joli magicien en or !


Le petit homme tout en or surgit  et demanda :

 

― Que veux-tu ?

 

Il n’osait pas dire que c’était sa femme qui  l’envoyait car cela aurait démontré qu’il avait trahi leur secret.

 

― Lorsque tu m’as proposé ton aide, j’aurais dû te demander du pain


― Retourne chez toi, lui répondit le petit homme. Tu auras ce qu’il te faut.


En revenant chez lui, il trouva sa femme occupée à empiler des miches de pain et des sacs de farine dans un coin de la cabane.


― Tu vois, lui dit-elle, j’ai bien fait de t’envoyer.


Mais au bout d’un mois, la femme du promeneur commença à se plaindre.


― Regarde cette misérable cabane dans laquelle nous habitons ! Retourne voir le bonhomme d’or et demande-lui de nous donner une maison.


Le promeneur essaya de convaincre sa femme que leur cabane leur suffisait mais plus il parlait, plus elle criait.


Le promeneur retourna donc à l’endroit où il avait quitté le petit homme d’or. Le soleil avait disparu derrière les nuages. Une sensation de mal-être l’envahit. Il n’avait jusque-là jamais sollicité d’aide.


Reviens-moi encore,

joli magicien en or !


Le magicien apparut et lui demanda :


― Que veux-tu ?


― Une  maison. Notre cabane est trop vieille.


― Retourne chez toi, lui répondit le magicien, tu auras ce que tu désires.


En arrivant chez lui, il trouva sa femme sur le seuil d’une grande maison de pierre.


― Tu vois, lui dit sa femme, j’ai bien fait de t’envoyer.


Mais au bout d’une semaine, la femme le réveilla un matin en le secouant fortement :


― Il faut que nous soyons les souverains de ce pays. Cours et demande au magicien de nous faire roi et reine.


― Mais je ne veux pas être roi, lui dit le promeneur.


― Et bien moi, je serai reine. Va lui dire tout de suite que je veux gouverner le pays.


Le cœur lourd, le promeneur retourna vers la montagne. Des éclairs flamboyants sillonnaient le ciel sombre.


Reviens-moi encore,

joli magicien en or !


Le magicien apparut et demanda :


― Que veux-tu de plus ?

 

― Ma femme veut être reine.


― Retourne chez toi, dit le magicien. Elle a ce qu’elle exige.


En arrivant chez lui, le promeneur aperçut un palais splendide. Sa femme siégeait à l’intérieur sur un trône immense. 


― Tu vois, j’ai bien fait de t’envoyer, lui dit sa femme en le voyant.


Mais cette nuit-là, la femme du promeneur ne put pas dormir. Et lorsque l’aube illumina le ciel, elle cria.


― Comment, c’est lorsque j’ai envie de dormir que le soleil se lève. Cours immédiatement dire au magicien que j’ordonne que les astres m’obéissent.


La mort dans l’âme, le promeneur retourna vers la montagne.


Un énorme orage avait éclaté. Des éclairs illuminaient le ciel. On se serait cru en plein jour.

 

Plusieurs fois, il appela de toutes ses forces le magicien, sa voix étouffée par la violence du vent :


Reviens-moi encore,

joli magicien en or !


       Le magicien revint enfin et  demanda :


― Mais que veux-tu cette fois ?


― Ma femme voudrait  régner sur l’univers.


― Ta femme ne pourra jamais être satisfaite. Adieu petit promeneur, nous ne nous reverrons plus.


En arrivant chez lui le promeneur vit que le palais avait disparu, et qu’à sa place se trouvait à nouveau la petite cabane délabrée. Sa femme sanglotait dans sa vieille robe rapiécée.


    ― Ne pleure pas, lui dit le promeneur. Tu n’étais pas plus heureuse lorsque tu étais reine. 


Et il repartit joyeux, sillonnant les chemins à la découverte de la nature. Il retrouvait  le bonheur.

 

 


 

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