October 26, 2019

October 17, 2019

Please reload

Posts Récents

"Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé …

November 1, 2019

1/10
Please reload

Posts à l'affiche

Tout "conte" fait - Le roi qui s’ennuyait

01/26/2018

 Il était une fois, dans une contrée très lointaine un roi qui s’ennuyait. Il passait son temps à regarder sa montre et à soupirer. Le matin, il retardait le plus possible, l’heure de son réveil et quand ses obligations le rappelaient à l’ordre, il se levait en baillant et en déclarant : « vivement ce soir que je me couche ! ». Il ne montrait de toute la journée aucun intérêt à ce qu’il faisait et la seule occupation qu’il avait trouvée était de faire des reproches à ses valets, pourtant de bonne volonté. Ses sujets perdaient eux-mêmes toute envie de travailler et dépensaient leur énergie à commérer. 


Un jour, lors d’une de ses audiences, le roi rencontra un jeune homme. Celui-ci déclara d’un ton très naturel : 


- Sire, j’ai pris rendez-vous ce matin car j’ai une solution à vous proposer afin que l’ennui disparaisse de votre vie et de celle de votre royaume. A vous voir, chacun a perdu l’envie de travailler. 


Le roi qui était en train de bailler, fut surpris de l’insolence du constat et curieux de la proposition. 
Imperturbablement, le jeune homme continua, d’un ton détaché : 


- Sire, vous ne pouvez tout de même pas continuer à bailler devant vos sujets, et à promener votre ennui devant vos laquais. 


Le roi prit soudainement conscience de la situation et se dit que s’il arrivait à se distraire, cela lui changerait peut être la vie. Aussi répondit-il : 


- Que me proposes-tu, toi qui a moins de la moitié de mon âge ? 


- Je suis peut être jeune mais je ne m’ennuie jamais ! Je vous propose de vous emmener dans une contrée où tout le monde est épanoui au travail.


Le roi accepta et ils partirent en carrosse dès le lendemain. Au bout de quelques jours, ils franchirent l’entrée d’un village dont le nom était TRAVAIL et furent stupéfaits de découvrir combien ses habitants resplendissaient de bonheur.


Le roi s’en étonna et demanda à voir immédiatement le chef du village. Il fut frappé par sa bienveillance et ne put s’empêcher de lui exprimer.


Celui-ci lui répondit :


- Si je veux que les habitants de Travail soient performants, il me faut déjà instaurer un climat de bienveillance et de confiance. C’est le meilleur moyen de responsabiliser les personnes.


Le roi se tut, avec la sensation forte d’être arrivé sur une autre planète: il ne voulait pas avouer que dans son pays, seule la sévérité primait. Il avait toujours été persuadé que c’était le seul moyen d’obtenir ce qu’il voulait de ses serviteurs.


Comme il sentait le roi songeur, le chef du village proposa d’organiser une visite. Partout, les gens travaillaient et pour autant, avaient l’air heureux. Ce qui surprit le plus le roi, ce fut les panneaux disséminés un peu partout sur lesquels étaient inscrits la vision d’avenir pour le village.


A son air étonné, le chef du village se douta qu’il n’en comprenait pas la signification et lui expliqua que trois ans auparavant, lui et les habitants de Travail avaient œuvré à la définition d’une vision. Depuis lors, chacun trouvait du sens à son travail et avait amélioré sa performance d’au moins 25%.


Devant toutes ses découvertes, le roi restait muet. Jusque là, le travail recouvrait une notion de devoir et non de sens.


A ce moment le chef du village exprima à l’un de ses habitants la satisfaction qu’il avait ressentie à la lecture du rapport qu’il lui avait remis.


Trop, c’était trop ! Le roi s’exclama :


- Vous félicitez votre collaborateur de la qualité de son travail. Mais il est payé pour cela !


Le chef du village lui expliqua alors l’importance de signes de reconnaissance justes, adressés aux collaborateurs. Sur le chemin du retour, le roi ne prononça pas un mot. Il avait découvert un monde de bonheur où tout le monde travaillait dans la joie !


Quelques mois plus tard, il invita le chef du village Travail à lui rendre visite. En voyant l’animation et le bonheur qui régnaient dans le royaume, ce dernier ne comprit pas les réactions du roi lors de sa venue à son village.


Le roi lui dit :


- Je vois votre étonnement. Ce que je peux vous dire c’est que ce n’était pas comme cela avant que je vienne vous voir. Je vous exprime donc toute ma gratitude. Et comme je n’ai pas de fille à marier, je vous propose pour vous remercier de nommer l’avenue qui mène au palais, l’avenue Travail ! »


Le chef du village Travail fut manifestement très touché et exprima au roi son souhait d’appeler la place principale de son village, la place du « Roi qui ne s’ennuie plus ».

 

 

Partager sur Facebook
Please reload

Retrouvez-nous
Please reload

Rechercher par Tags