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« To be or not to be ? »

Cette interrogation que l’on trouve dans Hamlet, tragédie de Shakespeare, exprime un doute absolu, portant sur l’existence même. Philosophiquement la question porte sur l’alternative : est-il possible d’être ou encore d’exister sans faire sa part au néant ?

 

Pour justement ne pas offrir au néant cette place, nous nous sommes mis à faire et à faire encore.

 

Nous pensons que la preuve de la réussite est d’avoir un agenda rempli, d’être débordés. Combien de personnes sont fières de dire qu’elles n’ont pas un créneau de disponible dans les trois mois à venir.

 

Nous sommes pris dans une spirale infernale entre obligations professionnelles et familiales, vie sociale et amicale, avancées technologiques qui nous contraignent à regarder nos mails sans discontinuité, pression financière …

 

Tout est devenu urgent !  Dans la confusion qu’elle génère, nous croyons la vitesse constitutive de  ce que nous sommes, nous amenant à nous nier nous-même et à agir parfois à  l’encontre de nos valeurs ou de nos besoins fondamentaux. Comme un paquebot lancé à  plein régime, irrémédiablement emportés par son inertie.

 

Pourtant le premier paradoxe est là : plus nous gagnons du temps, moins nous en avons.

 

Et au fait, après quoi courons-nous ? Je me rappelle de la réflexion d’un cadre dirigeant lors d’une séance de coaching me dire : «  je n’ai pas vu mes enfants grandir, je n’ai profité d’aucun week-end ni d’aucunes vacances en 20 ans. Pourquoi ? Pour mon statut social ? Pour l’argent ? …».

 

Et si nous décidions de faire un peu moins et d’être un peu plus ?  Si nous acceptions d’arrêter de nous fuir, et de renouer avec notre liberté. Liberté d’esprit, liberté de disposer de notre temps, liberté d’agir selon notre propre volonté, liberté de reprendre notre vie en mains, liberté d’Etre.

 

Deuxième paradoxe : plus nous avons peur de la mort, et plus nous cherchons à accélérer le temps qui nous rapproche de celle-ci.

 

Au moins, quant à s’en rapprocher, faisons tout pour que lorsque l’heure viendra, nous n’ayons pas le regret de n’avoir pas été.

 


Par Isabelle Vitte-Blanchard Membre fondateur d’IVB & Associés, coach et intervenante permanente à HEC Executive Education

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